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Econométriquement, l’effet de la race tend à être absorbé par celui des autres déterminants institutionnels ou sociaux du revenu (éducation, santé, accès aux infrastructures publiques, etc). (2003), « A Robust Poverty Profile for Brazil Using Multiple Data Sources », Revista Brasileira de Economia, Jan/ March, pp. Cette étude, qui tient compte des différents niveaux de prix régionaux et utilise un seuil de pauvreté plus élevé que celui utilisé ici donne, pour une moyenne nationale de 45%, un taux de pauvreté de 78% en milieu rural, contre 32% dans les banlieues des grandes métropoles et 23% au centre.

En d’autres termes, cette variable ne semble pas déterminer, sur le marché du travail, un degré supplémentaire de discrimination par rapport à ceux qui ont été constitués antérieurement à l’entrée sur le marché.

Depuis plusieurs années, les politiques de libéralisation dans les économies en développement font l’objet d’une contestation croissante qui s’explique notamment par le passage difficile des réformes de structure à la croissance, l’instabilité, voire les crises financières, le partage inéquitable des coûts puis des éventuels bénéfices des réformes.

Ceci empêche désormais de présenter le progrès social comme le résultat de réformes économiques abouties, ou de ne voir dans toute politique de redistribution qu’une source d’inefficience économique et donc de moindre croissance.

Enfin, bien que des efforts récents aient atténué la différenciation liée au milieu de résidence, celui-ci reste aussi un facteur important : la pauvreté est maximale en milieu rural et décline régulièrement avec la taille de l’agglomération de résidence, pour atteindre son niveau le plus bas au centre des grandes métropoles.

L’enjeu central de l’éducation L’analyse des déterminants de la pauvreté conduit toutefois à souligner, au Brésil comme ailleurs, le rôle central de l’éducation : 68% des Brésiliens qui n’ont pas terminé leurs quatre premières années d’études sont pauvres, contre 15% de ceux qui ont plus de huit ans d’études (et 1,9% au-delà de douze ans).

Sur une longue période, le bilan n’est guère plus encourageant : le niveau global des inégalités a été peu affecté par les crises économiques des vingt dernières années, tandis que la pauvreté, plus sensible à ces chocs, montre surtout une réponse lente aux phases de croissance.

En d’autres termes, l’expansion économique ne suffit pas pour assurer une baisse forte et spontanée du nombre des pauvres : des politiques sociales actives sont aussi nécessaires.

Au-delà de ces chiffres globaux, le « profil » de la pauvreté est sociologiquement très marqué.

On observe ainsi une corrélation forte entre les niveaux relatifs d’éducation (et donc de revenu) des individus d’une génération à l’autre : la probabilité pour un brésilien d’avoir le même niveau relatif d’éducation que ses parents est de 70%.

Cette corrélation inter-générationelle bien qu’en diminution reste nettement supérieure à celle observée au Pérou ou au Mexique (environ 50%), pour ne pas parler des Etats-Unis (35%).

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